Julie Thézénas, le bonheur est dans le digital

Le parcours de Julie Thézénas n’est pas un long fleuve tranquille. Après diverses déconvenues, elle a intégré Matrice l'École où elle se forme au métier de développeuse Front-end. Elle voit enfin le bout du tunnel.

«Vraiment contente de connaître Matrice où les valeurs véhiculées me parlent énormément ! ». Ce cri du cœur est celui de Julie Thézénas, 28 ans, en formation depuis mars 2021 au sein de Matrice L'École, organisme de formation situé dans le 15e arrondissement de Paris. Dans dix mois, elle aura, gratuitement, acquis un nouveau métier, celui de développeuse Front-end. 

 « J’arrive une heure plus tôt, car je bénéficie d’un cours de soutien ; je fais partie de ceux qui rament », confie-t-elle. Mais elle apprécie l’ambiance et le soutien du collectif, un groupe de 24 apprenti·e·s se formant, comme elle, aux métiers du digital. « On s’entraide volontiers d’autant que nous fonctionnons en mode projet dans l’esprit de l’école 42, explique-t-elle. L’idée, c’est de chercher par nous-mêmes avec l’aide de tutos et l’appui d’un mentor en cas de blocage ».

Une bouffée d’oxygène dans un parcours semé d’embûches. Rien ne l’a prédestinée à devenir une professionnelle de l’informatique. « Après un baccalauréat littéraire, j’ai commencé des études de psychologie, mais quelques mois m’ont suffi pour réaliser que je faisais fausse route », explique-t-elle. 

Malgré l’avis de son entourage, elle revient à ses premières amours : l’illustration. « J’ai entrepris un BTS en art graphique, une école privée que j’ai financée moi-même en travaillant comme caissière puis comme gardienne au musée Georges Pompidou. Le rythme était soutenu, mais ça me plaisait », raconte-t-elle.  

Diplôme en poche, il lui est cependant impossible de trouver du travail malgré une recherche active. « C’était une période difficile. Mes efforts n’étaient pas récompensés », se souvient-elle.  

C’est alors qu’elle se tourne vers une autre de ses passions, le Kung Fu Wushu, un art martial chinois qu’elle pratique depuis l’adolescence. « J’ai évoqué mon envie de devenir professeur de cette discipline à ma conseillère Pôle emploi qui n’a rien trouvé de mieux que de m’envoyer consulter une psychologue. Si je ne trouvais pas de travail, cela venait, semble-t-il, de moi. J’aurais préféré ne pas y aller », explique-t-elle.

La psychologue l’oriente en effet vers une salle de sport où elle doit gérer l’accueil. « C’était ça ou je perdais mes indemnités », explique-t-elle. Or elle tombe sur un chef caractériel qui la harcèle. « Cela a été la pire année de ma vie ». 

C’est alors qu’elle songe à monter sa micro-entreprise dans le graphisme. Elle manque cependant de conseil et d’accompagnement. Et puis, c’est l’accident : elle glisse et se blesse le genou. Une opération puis une seconde. En 2020, elle change de cap et s’oriente vers les métiers du digital, un secteur qui embauche. 

Restait à trouver une formation. Elle vise une première école que Pôle emploi refuse de financer avant qu’une amie ne l’informe que Paris Code finance des formations délivrées par Matrice. « J’ai fait un dossier, j’ai passé un entretien, des tests et c’était plié. Cela est allé incroyablement vite, raconte-t-elle, visiblement soulagée et heureuse.  

Prochaine étape : se trouver un stage. Elle a d’ores et déjà des idées : travailler pour des sites de rencontre ou des sites de vente de produits «coquins ».  Et puis, un jour, elle créera sa propre entreprise. « J’ai très envie d’entreprendre », explique-t-elle. Une posture et un état d’esprit encouragés par Matrice. Elle a frappé à la bonne porte. 

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